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L’Apparition de Notre Dame de Pontmain le 17 janvier 1871

Parmi les apparitions de la Vierge Marie, l'apparition de Notre Dame de Pontmain occupe une place importante. La reconnaissance rapide des apparitions et surtout le message simple et puissant de la Vierge Marie qui a été suivi de l'effet immédiat de l'arrêt de la guerre en sont deux raisons.

Découvrez ici les autres apparitions de la Vierge Marie, par exemple Guadalupe.

Avec Notre Dame de Pontmain, Notre Dame de l'Espérance, renouvelez votre espérance avec la prière de ce Rosaire sur Youtube :

1) Pontmain : le contexte historique

La guerre contre la Prusse, déclarée par Napoléon III le 19 Juillet 1870, a vu le 2 Septembre, la chute de l'Empire après la bataille de Sedan. La 3ème République est proclamée. Les Prussiens menacent à présent, de faire tomber Laval et le Général Chanzy organise la défense de la ville à partir du 16 Janvier 1871.

Le 17 Janvier ont lieu l'Apparition de la Vierge Marie et les ferventes prières des catholiques de Pontmain, à quelque 50 kilomètres de Laval et le 18 Janvier, au combat de Saint-Melaine, les Français arrêtent l’avancée Prussienne. Le 26 Janvier, l'armistice est signé. La Prusse annexe l'Alsace et la Lorraine en Mai 1871. Mais sans l'intercession de la Vierge Marie, la France entière aurait pu subir le même sort.

Nul doute que les 38 paroissiens, partis à la guerre le 23 septembre 1870 et revenus tous sains et saufs, en témoigneront à leur retour.

2) Le déroulé de l'apparition de la Vierge

Le 17 Janvier 1871 à Pontmain, près de Laval en Mayenne :

  • 7h : l'Eglise est, comme d'habitude, pleine par ce jour glacial et enneigé puis, après l’office, chacun vaque à ses occupations.
  • 12h30 : Un tremblement de terre soudain est ressenti par plusieurs habitants, sans dommage matériel ni humain mais impressionnant compte tenu du contexte de la guerre et de la menace sur Laval.
  • 17h30 : Aidant leur père à préparer la pitance de leur jument dans la grange, Eugène et Joseph Barbedette, 12 et 11 ans, voient « une Belle Dame qui tend les bras » au-dessus de la maison d'en face.
  • 18h-18h30 : Victoire, leur maman, se rend à l'école et revient avec Soeur Vitaline qui va chercher Sœur Marie-Edouard et trois petites pensionnaires. A leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé 11 et 9 ans, voient aussi la Sainte Vierge

« Oh la Belle dame, qu'Elle est Belle ! » s'écrient-elles en chœur.

Et elles aussi la décrivent à leur tour :

La Belle Dame, en plein ciel, au-dessus du toit de la maison, tend ses bras dans un geste d'accueil et sourit. Elle est vêtue d'une robe bleue et d’un voile noir et elle porte une couronne d'or avec un liseré rouge au milieu.

Elle est au centre d'un triangle formé de trois grosses étoiles, étoiles que verront certains des adultes accourus après le début de l'apparition.

  • 19h 19h30 : Prévenu par Sœur Marie-Edouard, l'abbé Michel Guérin, prêtre de la paroisse de Pontmain depuis 1836, arrive sur les lieux alors qu'il fait déjà nuit.

Quand il rejoint les enfants, ceux-ci, pourtant séparés (pour qu'ils ne puissent pas communiquer entre eux), déclarent ensemble : « Voilà quelque chose qui se fait » et ils décrivent un grand ovale bleu qui se dessine autour de la Belle Dame.

A l'intérieur de l'ovale, 4 bougies éteintes et, sur sa robe, à l'endroit du cœur, une petite croix rouge.

Le visage de la Sainte Vierge devient triste quand les témoins commencent à trop parler et commenter ce qui se passe.

« Prions » dit alors le curé.

Les paroissiens, menés par sœur Marie-Edouard se mettent à réciter le chapelet et la Belle Dame sourit à nouveau et grandit au rythme des Ave Maria. L’Ovale se développe aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe.

On chante alors le Magnificat et voilà qu'une banderole s'imprime dans le ciel et des lettres s'écrivent en majuscule, couleur d'or :

« Mais, priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps »

Puis une deuxième phrase soulignée par un trait doré apparaît à son tour :

« Mon fils se laisse toucher »

Tout le monde est maintenant convaincu que la Belle Dame est la Sainte Vierge elle-même, au-dessus de leur petit village de Pontmain.

  •  20h : Alors que tous, tombés à genoux, chantent le cantique à Marie :

 « Mère de l’Espérance, dont le nom est si doux, Protégez notre France, Priez, priez pour nous »

La Sainte Vierge lève les mains et les agite au fil du cantique. Puis la banderole s'efface ainsi que le message au passage d'un rouleau « couleur du temps ».

Puis, au chant « Mon doux Jésus », avec le refrain « Parce Domine, parce populo tuo », les enfants, soudain disent que la Vierge Marie est devenue toute triste « elle est tombée en humilité » dit Eugène, jamais on n’a vu une pareille tristesse sur un visage humain » ajoute-t-il, tout bouleversé.

A ce moment-là, une croix rouge vif apparaît devant la Vierge qui la prend à deux mains et la présente aux enfants. Sur la croix, Jésus, d'un rouge plus foncé et au sommet, le nom “ Jésus-Christ “, inscrit sur un bandeau à fond blanc.

Une petite étoile allume tour-à-tour les quatre bougies et se place au-dessus de la couronne mariale.

  • 20h30 : Sœur Marie-Edouard entame « l'Ave Maris Stella » et le crucifix rouge disparaît. La Sainte Vierge reprend son visage souriant et une petite croix blanche éclot sur chacune de ses épaules.
  • 21h : fin de l'apparition, après qu'un voile blanc ait caché progressivement la Vierge Marie aux yeux des enfants.

Chacun rentre chez soi, le cœur en paix et plein de confiance en Dieu. Il faudra encore quelques jours pour que cesse la guerre avec les Prussiens et que les 38 paroissiens reviennent sains et saufs au village.

Notre Dame de Pontmain et son message

3) Le message de la Vierge Marie

Ce sont les enfants « voyants » qui lisent le message lettre après lettre, couleur d'or, en majuscules, sur une banderole blanche entre le bas de l'ovale et le toit de la maison.

Le message commence par « MAIS » et ce mot reste seul écrit sur la banderole jusqu'à ce que Joseph Babin, le charretier, n’arrive d’Ernée à 20 kilomètres de Pontmain en criant “Vous pouvez bien prier, les Prussiens sont à Laval ». Le mot « PRIEZ » s'inscrit alors à la suite du premier mot et bientôt les enfants peuvent lire une ligne complète :

« MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS »

Puis une deuxième ligne se dessine, soulignée d'or comme les lettres :

« MON FILS SE LAISSE TOUCHER »

Les paroissiens de Pontmain, témoins de l'apparition, sont une vingtaine environ et tombent à genoux car ils sont sûrs maintenant qu'il s'agit bel et bien de la Vierge Marie.

Ils entonnent un cantique « Mère de l'Espérance dont le nom est si doux Protégez notre France, Priez, priez pour nous »

Et la banderole restera aux pieds de Marie jusqu'à la fin de l'apparition.

4) Le miracle de Pontmain

L'Arrêt des combats

Les Prussiens sont aux portes de Laval, à 50 kilomètres de Pontmain et menacent de faire tomber la capitale de la Mayenne après avoir conquis l’Alsace, la Lorraine et envahi tout le Nord du pays, du Jura jusqu'à la Normandie. Paris est assiégée depuis le 19 Septembre, la situation militaire et politique de la France est catastrophique.

Pourtant, le lendemain de l'apparition mariale, les troupes françaises, avec à leur tête le Général Antoine Chanzy déjouent les plans de prise de la ville dans la bataille de Saint Melaine et les Prussiens rebroussent chemin. Les combats cessent aussitôt.

La fin de la guerre

Un premier armistice est signé le 26 Janvier 1871 et le traité de Francfort, qui met un terme définitif à « la guerre franco-prussienne de 1870-1871 », est ratifié le 10 Mai 1871.

Le retour des paroissiens sains et saufs

Alors qu'ils ont été obligés de partir sur le front, le 23 Septembre 1871, 38 paroissiens dont personne n'a de nouvelles se trouvent engagés dans de sanglants combats. La ville du Mans est prise par les Prussiens le 13 Janvier 1871 et c'est bientôt le tour de Laval. Mais, grâce à la foi, aux prières et à l'intercession de Marie, les Prussiens se retirent et Laval est sauvée le 18 Janvier.

Les 38 paroissiens reviennent peu à peu, tous sains et saufs, au village de Pontmain où leur retour est vécu comme un miracle de l’apparition.

5) Les Voyants de Pontmain

Sept enfants ont déclaré avoir vu « La Belle Dame ». Les 4 plus âgés ont été reconnus officiellement comme « les voyants de Pontmain »

Eugène Barbedette

Il a 12 ans depuis le 4 Novembre 1870, il aide son père dans la grange familiale pour préparer la nourriture de la jument.  A un moment, il sort et voit « Une belle Dame avec une robe bleue et un voile noir » au-dessus du toit de la maison voisine. Il est le premier à La contempler et à décrire toutes les phases de l’Apparition et son expérience l'amène à devenir prêtre à 25 ans, dans le diocèse de Laval. Il consacre sa vie à son sacerdoce et s'éteint à 69 ans. Il est enterré à Châtillon-sur-Colmont, à 30 kilomètres de Pontmain.

Joseph Barbedette

Frère d'Eugène, il est né le 20 Novembre 1860 et a donc un peu plus de 10 ans le 17 Janvier. Lui aussi aide son père dans la grange à 17h30. Il rejoint Eugène dehors et voit lui aussi la Sainte Vierge. Ses parents, quant à eux, ne voient rien mais croient dès la première minute à ce que disent leurs deux enfants.

Joseph entre chez « les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée » et est ordonné prêtre à 24 ans. Il rédige un récit qui relate très précisément tout l'évènement. Il meurt à l'âge de 70 ans et il est enterré dans le cimetière de Pontmain.

Françoise Richer

Elle fait partie des trois pensionnaires que Sœur Vitaline et Sœur Marie-Edouard ont amenées sur place à l'annonce de l'Apparition. Elle est née en 1861 et dès qu'elle arrive sur place, elle voit et décrit la Vierge Marie exactement comme Eugène et Joseph.

Elle devient institutrice puis gouvernante de l'abbé Eugène Barbedette. Elle meurt le 28 Mars 1915 et est enterrée à Châtillon-sur-Colmont.

Jeanne-Marie Lebossé

Jeanne-Marie a 9 ans lors de l'apparition et elle est aussi amenée sur les lieux avec Françoise Richer. Voyant également la Sainte Vierge, elle la décrit avec précision mais pour une raison personnelle, elle se rétracte quelques années après.

A 20 ans, elle entre chez « les Sœurs de la Sainte Famille » de Bordeaux. Elle vit presque toute sa vie paralysée et meurt à 72 ans. Elle est enterrée à Bordeaux.

A noter que trois autres enfants, Eugène, Auguste et Augustine, tous âgés de moins de 6 ans, voient également « la Belle Dame. »

6) Les pèlerinages à Pontmain

La reconnaissance de l’Apparition par l’֤Église

Le curé de la paroisse, Michel Guérin, interroge les enfants et fait une compilation de leurs témoignages dans un premier récit qu’il donne à l'évêque. Une enquête canonique est aussitôt ouverte, qui amènera à la reconnaissance officielle de “l’apparition de la Vierge de Pontmain” par Mgr Casimir Wicart, le 2 Février 1872, puis en 1920, suite à la perte du dossier, un nouveau procès canonique conclut une nouvelle fois à la reconnaissance de l’apparition, avec trois voyants officiels puisque Jeanne-Marie Le Bossé s’est, depuis, rétractée.

La construction de l’église Notre Dame de Pontmain

Mgr Wicart, évêque de Laval, pose la première pierre de l’église le 17 Juin 1873, celle-ci est terminée après son décès, en 1890 et sera consacrée le 15 Octobre 1900 et déclarée “basilique mineure” le 21 Février 1905 par le pape Pie X.

Les pèlerinages

Dès les premiers jours qui suivent l’apparition de Marie, des dizaines de pèlerins affluent à Pontmain et au printemps, on compte déjà entre 3000 et 4000 pèlerins par jour.
Ces pèlerinages spontanés sont organisés après la mort du Père Guérin, en 1872, par les missionnaires “Oblats de Marie Immaculée”.

Pour le premier anniversaire de l’Apparition, 8000 pèlerins font le déplacement, du département et même de la France entière.

Aujourd'hui, on compte 300 000 pèlerins par an, venus de tous les pays du Monde dans ce petit village d’un peu plus de 500 habitants de nos jours...

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